
DECRYPTAGE
The Revolution will not be televised
Elle est déjà dans Gasface
Théorème
Tout ce qui se filme se retrouve et se cherche sur Youtube.
C’est devenu un réflexe, ça sera bientôt un verbe (cf. “googeuliser“).
Problème
Pendant que toi et tous les jeunes de l’univers glandent en mode 2.0,
plus personne ne regarde MTV, à part les fans de tunning et ceux qui mangent seuls au McDo.
Comme tu es aussi un petit malin, tu as sans doute remarqué l’apparition de clips d’un genre
nouveau : des artistes confirmés et des jeunes débrouillards qui rappent ni dans la baraque de Scarface, ni dans des voitures de luxe à l’arrêt, ni au milieu d’une forêt de nichons de location.
Et pourtant, ça rend pas mal des fois. Et des fois c’est même carrément fantastique.
Afin de t’offrir le summum de la culture-distraction, nos reporters sont allés à la rencontre des deux clippeurs les plus prometteurs de la génération Youtube :
Rik Cordero et Dan The Man.
Et rappelles-toi : c’est Gasface qui t’en a parlé en premier.
Des jantes 22's au web 2.0
"Ca a commencé avec "Mac Ten Handle". C’est vraiment cette vidéo de Prodigy qui révolutionné Youtube. Avant celle-ci, il n’y avait pas de clip “Youtube look“. Quand on l’a balancé sur le Net, ça a eu un énorme impact sur sa carrière, les gens se sont dit : "Putain j’avais oublié : ce mec est vraiment talentueux !"
L'analyse est de Dan The Man, alter ego visuel du leader de Mobb Deep depuis Return of The Mac, son échappée solo de 2007. "Prodigy est le rappeur de la crasse newyorkaise et cette transposition en images manquait depuis sa signature chez G-Unit. Il y avait un souci, même si "Outta Control" était une bonne chanson, Mobb Deep avaient perdu leurs fans newyorkais, et même les autres. Prodigy a réalisé tout ça : "J'emmerde ces délires de wack, plus jamais vous ne m'y reprendrez..." Moi aussi j’ai filmé des bijoux, des liasses de billets dans les airs, je suis bien conscient d’être une part du problème" .
1m70 grand max, Dan nous balance au cours l'interview autant de saloperies qu'il peut en français - sa deuxième langue à l'école. Il a passé une bonne partie de la journée sous un temps de merde à Yonkers, avec Sheek Louch (des LOX), et ce soir il part filmer Affiliate à Boston, pour la seconde partie du clip "Dope Boy For Real".
Surexcité, ce High-school drop-out de 34 piges commande une bière vite liquidée et une assiette d'ailes de poulet qu'il ne touchera pas de l'interview. Le genre de mec qui prend des vitamines colombiennes au réveil. "Je suis un juif russe, né à Moscou. J'ai bougé en Israël à 3 ans puis aux States à 6. J'ai grandi dans le New Jersey, à Jersey City : "Chilltown", le berceau de XXL Posse, tu connais ? Maintenant je vis à Brooklyn."
Outre une dizaine de clips pour Prodigy - son meilleur ouvrage -, son catalogue incluent des travaux pour AZ, Large Pro, et les NYG’z. Mais son plus gros client à ce jour garde une grosse avance sur les autres : "Même avant "Mac Ten Handle" je contrôlais Youtube à fond. J’avais tourné vingt clips pour le DVD de 50 Cent, "The Massacre" : les clips ne passaient pas à la télé, et peu de gens ont acheté le DVD, mais ils étaient tous sur le Net, avec certains clips à 3 millions de visites. Ca a donné une autre perspective de Youtube pour beaucoup.
Le Geek Vs le Rescapé
Si Dan a frappé fort d'entrée de jeu, c'est Rik Cordero que les médias US consacrent comme le père de la révolution "Straight-to-Youtube" (direct-sur-Youtube) : les magazines Vibe et King l'appellent "le futur du clip", voire "le futur tout court (nahright.com), et Mass Appeal parle carrément de "nouveau dictateur de la hype". A 28 ans à peine, ce résident du Queens originaire des Philippines a fait ses classes avec des rappeurs de sa génération comme Joell Ortiz, Ali Vegas ou Joe Budden. Aujourd'hui, c'est Ghostface, Jay-Z et Snoop qui payent les factures.
Une ascension rapide pour un type qui arrive sur le marché pile au moment où le haut-débit se démocratise, bouleversant ainsi l'offre de contenus sur le net (le fameux web 2.0). Dans le calme d'une des salles de montage de sa boîte de production, il revient sur la découverte de son principal média de diffusion :
"En février 2005, deux ex-employés de PayPal ont créé ce site de partage de vidéos. J'ai tout de suite mis nos films en ligne, parce que ça répondait à notre besoin d'exposition. En faisant ça, j'ai réalisé que Youtube deviendrait un grand réseau de diffusion, comme une chaîne de télé, et c'était super excitant. Maintenant on a carrément des revenus publicitaires grâce à eux, on a un partenariat qui nous a permis de customiser notre propre chaine sur Youtube (Three21media)...
Bref : à l'époque, j'ai constaté que le potentiel de ce réseau était sous-employé par l'Industrie du Rap et que ça pouvait être un moyen de faire exploser des gars qui n'avaient pas le soutien d'une major. Au niveau indépendant, personne n'était capable d'amener un travail de qualité. Les mecs se contentaient d'aller dans la rue et de rapper devant une caméra. On a amené le chaînon manquant entre la vidéo street et le clip MTV... Maintenant les budgets des gros artistes sont à la baisse : plus personne n'a accès à clip à un ½ million de dollars, à moins d'être une mégastar. Les labels s’adressent à moi pour des vidéos à 10 ou 15 000 dollars, 20 000 maximum.
Pourquoi payer plus pour un clip qui sera regardé sur un téléphone ?"
Dan, lui, avait déjà les deux pieds dans le biz dans la donne a changé : On faisait des DVD’s. Le premier a vendu énormément et puis j’en ai fait un second, "Soda Pop Tv", qui était encore meilleur, avec plus de stars, qui faisaient des trucs encore plus dingues : on fumait avec Snoop, on avait Busta qui crashait une Ferrari (1) … Pas mal, non ? Et quand on le sort : les ventes sont horribles ! Pourquoi cette catastrophe ? Là je vais sur ce putain de Youtube je vois toutes les séquences du dvd : plus d’un million de clics sur la séquence de Busta Rhymes ! Là, j’ai réalisé : Oh merde c’est vraiment la fin d’un bizness là…"
Une petite salope et un myspace
"Au départ, je bossais avec Woo Kid et Sha Money XL et j’ai connu Fifty avant qu’il n’explose" raconte Dan, "Ca fait un moment que je suis dans la partie, j’ai bossé dans le label Game, où étaient Royce Da 5’9, Agallah... Pendant que je bossais là-bas, Fifty vivait d’embrouilles, il essayait de dealer quelque chose avec ce label et Sha Money, son manager, vendait des beats, tout comme le cousin de Woo Kid. Je les ai connus comme ça et j’ai fait un magazine Hip Hop en DVD qui s’appelait "Rewind". C’était le premier magazine en DVD qui a eu un gros succès, avec une très grande distribution, Koch était dans le coup. Woo Kid et moi on a sorti ça, Fifty faisait la couverture. A l'époque, ça avait vraiment marqué les gens... Quand G-Unit a explosé, Fifty avait besoin d’un mec qui calé en vidéo qui le suive pour les documentaires. Il a donc fait appel au seul mec qu'il connaissait : moi."
Une idylle qui aura duré jusqu'à l'an passé "50 commençait à vouloir diriger les clips à ma place. Je lui ai dit d'engager un opérateur caméra et je me suis barré. J'ai payé mon dû, j'ai été le mec invisible derrière la caméra : maintenant à mon tour d'être le chef. Vous n’imaginez même pas comme le regard des meufs change quand c'est plus toi qui porte la caméra."
No Sleep till Brooklyn (MOP) sera le premier vrai clip de Dan, encore dans sa période "invisible". Ca remonte à 2004, date à laquelle le groupe n'est pas encore signé sur G-Unit : "L’album (2) n’a rien vendu du tout, mais j’ai été repéré par cette vidéo financée par cette petite salope de Bob Perry (3) ! Nan je rigole il est sympa (rires)... Si on m’avait dit "Dan, tu seras réalisateur", j’aurais répondu : "mais de quoi tu parles ?" Moi j’ai grandi sans portable, à l’époque on avait de pauvres bippers "tutututut".... Produire, tourner une vidéo, ce n’était pas à la portée de n’importe qui, ce n’était pas du moins ce que j’avais à l’esprit. En fait c’est seulement quand j’ai réalisé mon premier clip que je me suis dit "Hé, t’es plutôt bon" (rires). Quand je voyais ce qui se faisait ailleurs, je réalisais que ça craignait dans la plupart des cas."
Les connexions qui ont amené Rik à son statut actuel de réalisateur à la mode sont d'un tout autre genre. Dennis Wynn, le manager de Joell Ortiz revient sur la découverte de l'autre prodige du Queens par son associé : "Mike Heron a trouvé Rik sur myspace ! Il faisait des recherches sur les nouveaux réalisateurs et il est tombé sur un clip de James Watts, un rappeur du New Jersey, qu'il a trouvé super. En envoyant les papiers à Rik, il s'est rendu compte qu'il vivait à 2 rues de chez lui !" Grâce à des vidéos comme "Brooklyn Bullshit", "Latino" ou "Ups and Downs", le nom de Rik Cordero est associé à celui de Joell Ortiz pour un bon moment.
Avant de faire des clips j'ai commencé par les films et les court-métrages, en amateur. J'ai appris la vidéo par le biais narratif et j'ai appliqué les idées et les méthodes de ce genre aux vidéos de Rap... Mon film préféré c'est "Alien" de Ridley Scott. C'est après l'avoir vu que j'ai ressenti l’envie toucher les gens comme j'avais moi-même été ému... Plus jeune, je bossais dans un magasin de vidéos, donc j'empruntais autant de films que je pouvais en ramener chez moi. Je ne suis pas allé en fac de cinéma, j'ai juste appris en regardant des films... J'aime bien Robert Rodriguez ( "El Mariachi" , "Une Nuit en enfer", "Planète Terreur"). Steven Soderbergh est aussi une grosse influence pour moi... Ces mecs sont vraiment derrière la caméra, ils sont opérateurs, ils écrivent, produisent, etc. Ils sont plein de ressources et surtout, ce sont de renégats, c'est ce qui m'intéresse chez eux."
.Importations danoises
Marrant qu'il cite Soderbergh : l'usage des filtres qu'il a amené dans le clip est sa signature, comme le "fish-eye" (4) de Hype Williams. N'empêche que ça fait pas mal penser aux trois couleurs du film "Traffic" : "Oui, les techniques qu'on utilise viennent de gens comme lui. Il a tourné ce film avec de la pellicule 35 mm en utilisant un procédé qui terrifiait sa maison de production, il était littéralement en train de dégrader la pellicule pour lui donner cet aspect usé, défoncé que tu vois à l'écran... On a recours à des méthodes similaires pour altérer l'image, la rendre moins clean. Par exemple, on éclaire assez peu nos plans, on utilise les décors et l’environnement de façon pratique pour obtenir un maximum de réalisme, ou plutôt un réalisme stylisé. Pour "Barrel Brothers" de Ghostface, on voulait l’image la plus crade possible : on a tourné ça devant une crackhouse abandonnée à Philadelphie, presque sans lumière, et on a pourri l’image au montage."
A l'entendre parler d'absence d'éclairage, de réalisme naturel, je demande à Rik - à tout hasard - s'il a entendu parler du Dogme (5)
Apparemment, la distance qui sépare les clips ghetto de Beanie Siegel du ciné indé danois est moins grande qu'on pourrait le croire : "On n'applique pas toutes les règles du Dogme, mais c'est clair qu'elles nous ont servies à élaborer une méthode à la fois productive et efficace. Leur conception du timing et de la qualité du rendu, le fait de recentrer le filmage sur la narration, c'est ce qu'on a intégré à notre travail. Ce qui arrive en ce moment est une sorte de renaissance du Dogme, parce que la technologie permet enfin de tourner très rapidement en ayant un résultat de qualité". Lars Von trier n'y avait peut-être pas pensé, mais les règles édictées s'appliquent particulièrement bien aux clips de Rap, une forme artistique avec laquelle son cinéma partage un souci de réalisme : "Le principe du Dogme est capturer la véritable émotion humaine, et c'est très dur à faire. On fait pas mal de répétitions, on essaye d'instaurer un climat qui mette les gens à l'aise. Il faut que ça sente vrai. Quelle que soit le genre d’une scène, qu’il s’agisse d’un moment street, dramatique, drôle, d’action... je veux juste dépeindre ça le plus honnêtement possible. C’est l’humain qui m’intéresse."
Mais concrètement : sur le terrain, ça se passe comment ?
Prenons le cas de "Brooklyn Bullshit", un clip certifié classique réalisé pour le compte de Joell Ortiz :
"Ca se boucle en deux jours. Une journée pour filmer, l'autre pour monter. Mais là, ça tient aux circonstances : l'album de Joell Ortiz devait sortir le même jour que la vidéo, la deadline était très serrée. Faire un clip peut prendre 2-3 jours ou beaucoup plus, ça dépend d'un tas de facteurs... "Brooklyn Bullshit" fait partie de nos records de vitesse. De toute façon, on tourne toujours en une journée : pour un clip de 4 minutes, prendre plus de temps n'aurait vraiment pas de sens, ça serait débile… Côté sortie, le timing est de plus en plus stratégique en terme de promotion : nos services incluent le traitement marketing du clip, c'est nous qui organisons la diffusion sur Youtube et qui entretenons des relations avec les bloggers."
Attention à la bagarre !
De nouvelles influences, des idées neuves, de nouveaux réseaux de diffusion, et ... une grosse de différence de tarifs avec les clips de la génération précédente. On l'aura compris, le succès de la génération Youtube n'est pas qu'une affaire de style.
"On essaie de nous étiqueter mais je ne suis pas un "Straight-to-Youtube director". Ce qui me ferait chier, c’est qu’une maison de disque me contacte genre "Salut Dan on voudrait un clip Youtube". Mon succès vient aussi du fait que vos clips classiques puaient ! Après, des chaînes comme BET appellent le label pour dire qu’ils veulent le clip. Pourquoi ? Parce qu’un bon clip sur Youtube est un bon clip pour la télé ! Moi j’aime bien quelqu’un comme Michel Gondry, t’as vu son clip pour White Stripes ? ["Denial Twist"] C’est brillant. Moi aussi je veux qu’on soit scotché par le concept de mes clips. Regarde le clip d’AZ "The Hardest" : moi, je suis un artiste, je suis créatif. Quand tu regardes les éclairages, c’est mon effet - le “bullet time“ - : j’ai appelé ça le “Ghetto Matrix“. J’ai fait des recherches à propos de l’effet de "Matrix", je suis allé sur Google, et finalement j’ai rencontré le bonhomme qui a créé ce procédé chez lui, en Suisse. Je l’ai d’abord eu au téléphone :
- C’est combien ? J'ai demandé.
- Je ne vais même pas de te le dire. C’est trop.
AZ m'a donné un budget pour un clip, j’en ai pris la moitié pour ça. Les gars de Graffiti Research Labs se sont occupés des tags au laser. Il a fallu acheter 24 appareils photo digitaux -pour avoir 24 prises de vue-, plus un câble pour contrôler l’obturation. Tu poses les 24 appareils photos sur un arc de cercle, avec les câbles reliés à une console, puis tu mets quelqu’un en face de l’arc de cercle et tu déclenches les appareils photos en même temps. C’est le même système qu’un dessin animé. Là tu réalises que sur certains clips le réalisateur est un technicien qui fait un tournage, et que sur d’autres, c’est créatif. Tu fais de l’art. C’était une putain d’expérience ! Mais je peux te citer certains de mes clips que je déteste, certains sont même embarrassants (rires)..."..
Faut être honnête : on peut prendre 5 clips de Dan The Man et y trouver plus d'inventions et prises de risque que dans toute l'œuvre de Rik Cordero. L'avantage pour Rik, c'est qu'on reconnaît sa touche au bout dès la première scène. Au premier plan, même : comme un prod' de Jermaine Dupri, toutes ces vidéos reprennent le même gimmick de départ. Directed by Rik Cordero. Dan est largement moins connu que son homologue du Queens et il le sait. Quand on lui demande pourquoi il ne signe aucun de ses clips, on touche le nerf : "Moi je n’ai pas ce genre de Gimmick... Il y a beaucoup de choses qui se passent que les fans ne savent pas. Mais Dan The Man c’est le truc, pas vrai ? Vous avez eu Rick ? Il vous a dit quoi sur moi ? Il est très fort pour faire parler de lui, il est talentueux. Il m’a suivi, j’ai lancé un système, il a utilisé le même matériel. J’essaie toujours d’être plus conceptuel, d’avoir plus d’argent. Beaucoup me demandent : 3Alors qu’est ce qui s’passe avec Rick ?" Mais c’est cool (rires). Il faudrait qu’il y en ait plus des comme nous, comment ça se fait qu’on ne soit que deux ? "
En fait on n’aura pas besoin de gratter longtemps pour lui faire cracher le morceau : "Franchement je ne vois pas ce qu'on lui trouve de si génial. Si vous file ma caméra, vous arriverez à faire les mêmes clips que lui ! Il a une chaine sur Youtube ? Moi aussi ! C'est la même caméra qu'il utilise : une Panasonic HDX 200. L'astuce qu'on a, c'est qu'on utilise la même optique, un adaptateur pour 35 millimètres. C'est comme pour les appareils photos : ça approfondit l'arrière-plan et ça le floute, ce qui imite le rendu d'un vrai film. Dans une vidéo cheap, l'autofocus aplatit toute l'image et la rend nette, y compris l’arrière-plan. Avec notre adaptateur, tu reconnais l'image comme étant celle d'un vrai film, même si tu ne le sais pas : ton œil est habitué à reconnaître ça. Ça a l'air de couter cher." C'est la grosse astuce du clip à super-petit budget d'aujourd'hui. Visiblement Dan s’en tape de la dévoiler : "Tous ceux qui sont dans le clip connaissent cette combine, et s'ils ne sont pas au courant, c'est des putains de crétins ! C'est comme pour le “ghetto matrix“ : j’ai mis les instructions sur le Net, sur le site instructibles.com. Cacher les trouvailles, je trouve ça nul. Comme si c'était un club privé très select, c'est wack... C’est vrai que le Hip Hop est plus ou moins basé sur ce délire, mais je m’en fous. Pour moi, si tu as le talent, tu mérites ta place et tu mérites de savoir."
L'ambition des successeurs d'Hype Williams et de Gary Gray ? Faire des films. Comme Hype Williams et Gary Gray (6). Dan d'abord : "Je me suis déjà fait un nom par mes clips mais pour moi c’est juste de l’entrainement, je déteste me répéter. "Mac Ten Handle" a déjà été comparé à Scorsese... Dès que j'ai le bon scénario, je me lance." Rik, lui, vient juste de boucler la réalisation de son premier long-métrage, "Inside a Change" : "C'est basé sur une histoire vraie, celle d'un ami proche qui s'est tué en 2004." Une histoire de dépression, de drogues et d'abus de médicaments. Sans doute pas le film de l'année. N'empêche que Dan s'est encore fait doubler par Rik sur ce coup.
Les reporters : toujours les mêmes.
Le texte : Mathieu.
1 http://fr.youtube.com/watch?v=iQsXlSuyikw
2 « NY State Of Mind », une compile de remixes signée Green Lantern.
3 Producteur au sein du label Koch. Pas mal d'artistes new-yorkais disent s'être fait arnaquer par lui.
4 La première utilisation remonte à 1996 : il s'agit de clip « Whoo-Ha ! » de Busta Rhymes.
5 Un corps de règles cinématographiques “naturalistes“ instauré par Lars Von Trier et Thomas Vintenberg.
6 Williams a signé Belly avec Nas et DMX, Gray Friday et Braquage à L'Italienne.

Top 5 Dan The Man
Mac Ten Handle - Prodigy
The Hardest - AZ
Ya dayz are #'d - NYG'z
Gunz Come Out - 50 Cent
Top 5 Rik Cordero
Brooklyn Bullshit - Joell Ortiz
Trailer Blue Magic - Jay Z
Uncle Raheim - Consequence
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